Skoda Olivier Sillig Buchet Chastel

Dans un pays dévasté par la guerre, Stepjan recueille un bébé au sein de sa mère morte.
Il y a tout pour que vous fuyez ce texte et pourtant vous auriez tort.

Ici, tout est guerre mais tout y est aussi humanité. On ne fuit pas devant l’ennemi invisible quand on a recueilli cet enfant qui geint, qui rit, qui pleure. On avance vers un horizon qu’il serait si simple de dégager des putréfactions des combats.

Parfois, un havre de paix, deux seins pour têter, deux seins pour aimer.

Mais la guerre est toujours dans les entours. Stepjan est un naïf confronté à la mort. Et ce qu’il en retient n’est que cette force qu’il a de serrer encore un peu plus l’enfant contre son bras.

La suite appartient à la guerre.

Olivier Sillig, par sa prose épurée, nous entraîne jusqu’à l’indicible.

A la manière d’Antoine Choplin et de son « héron de Guernica », il nous apprend le côté sombre de l’homme. C’est étrangement beau avec ce goût d’acier qui ne vous quitte pas la bouche.

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