Dédicaces à venir!!!

Le samedi 24 novembre, de 14h à 17h30, Louis Elegoët viendra dédicacer son dernier ouvrage paru aux éditions Palantines: « Le Pays pagan ».

Cette enclave dans le Pays léonard méritait bien un tel ouvrage, de par sa spécificité et celle des ses habitants.
Après Le Léon, déjà chez Palantines, Louis Elégoët écrit encore un ouvrage définitif sur un sujet qu’il connaît si bien!

Le samedi 1er décembre, de 14h30 à 17h30, c’est Olivier Cousin qui nous fera partager sa poésie avec son dernier recueil aux  Éditions de la part commune: » 77 poèmes et des poussières ». Dans un subtil agencement, Olivier nous invite à justement dépoussiérer le quotidien et à y trouver chacun nos pépites.

Colette Vlérick viendra le samedi 8 décembre de 14h30 à 17h30, nous parler de  » l’herbe à la reine », et de la Manufacture des tabacs de Morlaix. Conteuse hors pair de ce Finistère qu’elle aime énormément, Colette Vlérick a toujours une anecdote de plus à raconter à ses lecteurs.

Le samedi 8 décembre, de 10h à 12h30, l’infatigable coureur de fond qu’est Hervé Lossec, s’arrêtera à Saint Christophe pour nous parler de « Ma Doue benniget » son dernier opus sur les histoires drôles en brezhoneg et en galleg avec des bretonnismes evel just!

« Rêver Ouessant« , c’est cette idée d’une île mythique, cette île en avant du Finistère, cette île sans arbres, balayée par les vents. Magnifiée par les photographies d’Hervé Inisan et les textes de Jacques Poullaouec, Ouessant nous apparaît ici dans toute sa splendeur.

Hervé Inisan et Jacques Poullaouec seront à Lesneven le samedi 8 décembre de 14h30 à 17h30.

Et si vous voulez découvrir nos vitrines de Noël 2012, c’est juste en dessous:

http://youtu.be/z3OnDwyytC4

Barracuda Tome 3 Dufaux Jeremy Dargaud

Je n’ai pas beaucoup d’autre conseil à vous donner sinon d’aller chez votre libraire préféré (par exemple à Lesneven, mais c’est vraiment donné à titre d’exemple!) et de vous précipiter sur la série en cours de Dufaux et Jérémy. Même si on retrouve évidemment toutes les ficelles des Bd de pirates (trahisons, trésor, femmes fatales et homme…, libations en tous genres, îles perdues…) il y a un souffle formidable et un dessin qui me donne des frissons.

Difficile à lâcher, le scénario impeccable est magnifié par le beau travail du dessin de Jérémy!

41 Rogelio Guedea Ombres Noires

Comment vous dire? 41 est de ces livres qui ne peut vous laisser indifférent. Quand vous saurez que l’auteur a fui le Mexique pour la Nouvelle-Zélande à la suite des menaces qu’il a reçues à l’occasion de la parution de son roman, vous comprendrez un peu mieux. Quand vous aurez arpenté quelques rues en compagnie des flics Roman et Sabino, fréquenté le milieu interlope de l’État de Colima, dégagé les cadavres et découvert que parfois les réalités les plus crasses dépassent de loin les fictions les plus hideuses, vous aurez plongé dans l’univers de 41 (calibre des flingues les plus souvent utilisés par les mafieux du coin!).

Ici, ce n’est pas trop la peine de tenter de chercher une rédemption quelconque, tout y est noir ou rouge sang. A aucun moment, on ne saisit la moindre trace d’humanité, mais c’est ce qui fait malheureusement la réalité du Mexique d’aujourd’hui, gangrené par le trafic de drogue et la corruption politique.

A ne conseiller qu’aux lecteurs aux « cojones » bien accrochées!

Un peu de Rock’n roll dans votre bibliothèque

 

 

 

De l’intime à l’absolu…

Quoi de plus intime qu’une lettre manuscrite, quoi de plus absolu que la mise à nu d’une autobiographie ? Et c’est certainement la raison qui rend ces deux témoignages si attachants. De l’un on pensait tout savoir, de l’autre on ne savait rien. Des lettres de John aux mots de Neil, c’est toute une époque qui se dévoile.

Evidemment, j’entends les perplexes qui se demandent ce que viennent faire ensemble ces deux icones du rock (oui, je sais, il n’y a que John comme icone…), qui ne se ressemblent pas, qui ne se sont pas vraiment croisés, à part ce 21 septembre 2001 quand Neil a chanté Imagine en hommage aux morts du 11 septembre, (j’attends la photo d’un plus fondu que moi de ces deux ensemble !), mais qui, chacun à leur manière ont donné au rock plus que la discographie entière de Rina Ketty !

Aussi, autant vous donner un conseil. Il faut lire les deux livres en même temps, grappiller un chapitre chez l’un pour continuer chez l’autre, et ainsi se rendre compte qu’il n’est pas toujours facile de devenir et John Lennon et Neil Young !

Le 8 décembre 1980, au pied du Dakota Building, Mark David Chapman a mis fin, de cinq balles dont une seule manqua la cible, à la vie de John Lennon. Je m’en souviens comme si c’était hier, j’ai pleuré une bonne partie de la matinée, j’ai retrouvé un copain qui pleurait autant que moi, on a pris les guitares et joué «  Let it be » et puis « Heart of Gold ». Il était écrit qu’un jour les lettres de John rejoindraient les accords de Neil, que tout ça s’imbrique comme des riffs de legos, « Hey hey, my my, Rock’n roll will never die ! »

Difficile de vous cacher, après ce que vous avez lu précédemment, qu’il faut quand même une bonne dose d’amour fou, et pour l’un, et pour l’autre pour vous laisser entraîner vers ces pages qui résument à elles seules plus de quarante ans de routes défoncées, de concerts glauques, de guitares saturées, de pianos désaccordés, d’amours désenchantées, de nez enfarinés, de colères exacerbées.

Et je ne m’en lasse pas. Finalement, par le petit bout de la lorgnette, on apprend énormément. Sur le fait que John était quand même un vrai « Jealous Guy » et qu’une fois arrimé à Yoko, plus rien n’existait. Et que Neil cachait, dans le rauque de sa voix, les vies de Zeke et Ben, ses deux enfants handicapés.

Dans les mots de Neil et dans les lettres de John, ce qui est finalement le plus important, c’est cette capacité à dépasser le commun  de la vie, à rendre chaque jour un peu plus extraordinaire, non pour eux, mais pour les leurs, Yoko, Sean, Pegi, Zeke, Ben et Amber. On suit Neil au volant de son bus, allant de concert en concert autant qu’on lit l’écriture tremblée de John quand il incendie Paul à propos de la rupture des Beatles.

Je ne sais pas s’il est possible de poser une équation valable dans le temps sur le rock à partir de ces deux livres. En les refermant, il m’est apparu cette évidence, il n’y a rien d’écrit dans les tables de la loi du rock pour mourir jeune et adulé ou pour continuer à donner du bonheur à plus de soixante ans passés. Et si l’un a écrit Imagine, l’autre a écrit Out on the weekend, et cela suffit amplement à me remplir de joie. Chacun suit son destin et si celui de John s’est malheureusement éteint en 1980, il n’en demeure pas moins que l’humanité de Neil est quelque part le calque de celle de John.

Ils ont tous les deux cette raison simple, prenez votre guitare, plaquez trois accords, grattez- vous la gorge, écrivez encore une chanson qui va de l’intime à l’absolu…

 

Ecarlate Hillary Jordan Belfond

Nous étions nombreux à avoir beaucoup aimé le premier roman d’Hillary Jordan « Mississippi », déjà paru chez Belfond.

Ce second roman se situe dans un futur proche qui aurait pu être celui d’un Mitt Romney ou de ses acolytes fous de Dieu. Dans une société américaine où les puritains règnent en maître, l’avortement est puni d’un mélachronisme de 16 ans, et c’est ce qui arrive à Hannah, jeune fille tombée amoureuse d’un homme marié.

C’est le beau portrait d’une femme qui ne veut rien céder de sa liberté et qui est prête à tous les sacrifices pour atteindre son idéal, même si elle sait très bien que tout cela se fera au prix de terribles souffrances.

Dans un registre différent de Mississippi, Hillary Jordan nous prouve encore une fois qu’elle a ce talent rare de donner de la chair et de l’émotion à ses personnages et de nous interroger sur les dérives d’une société sectaire et abusive.