Rosa Candida Audur Ava Olaffsdottir

rosa

 

Rosa Candida porte bien son titre. Si telle est le nom de la rose que Arnjoltur veut aller soigner dans le  monastère d’un pays perdu, il est lui ce Candide des temps modernes qui, en allant sauver un jardin, veut surtout découvrir sa propre évidence.

Quand il quitte sa maison, son père et son jeune frère autiste, Arnjoltur n’a aucune idée de ce qu’est le monde. Il se résume à son Islande natale, à la serre où il a mis enceinte Anna, par le hasard d’une nuit entre les Rosa Candida, ces roses à huit pétales dont il emportera des plants dans son périple.

Quel périple ! Arnjoltur a l’ignorance et l’ingénuité de sa jeunesse.  Son voyage est une succession de découvertes, de petits bonheurs et de gros malheurs. Mais rien ne saurait dévier sa route, car il y a ce jardin au bout de la quête.

Dans ce monastère, un moine cinéphile et un peu adepte du petit verre d’alcool lui donnera à voir un peu plus loin que le bout de son nez. On reste désarmé en lisant les dialogues savoureux qui occupent leurs soirées. Ici, il a le temps d’oublier son Islande, d’oublier Anna et la petite.

Sa première rédemption viendra par le jardin, forêt vierge à son arrivée, il en fera son grand-œuvre qu’il partagera avec Frère Thomas, entre deux films de Bergman. La seconde sera quand Anna, sous le prétexte d’un examen à terminer, viendra lui confier leur fille. Il découvre qu’il est père, sans doute n’avait-il pas vraiment eu le temps de s’en rendre compte.

C’est un autre Arnjoltur que l’auteur nous fait comprendre. Avec la tendresse extrême de ses mots choisis, elle nous donne à voir que le monde peut être simple, si rien ni personne ne vient le compliquer.

Rosa Candida est un livre rare où l’émotion et la grâce se disputent les premiers rôles. Une fois ouvert, il me fut  impossible de le lâcher, tant j’étais sous le charme de cette écriture qui avait la fragrance envoûtante d’une rose à huit pétales.

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À propos saintchristophelesneven
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One Response to Rosa Candida Audur Ava Olaffsdottir

  1. dasola says:

    Rebonjour, que j’ai aimé ce roman frais et plein de tendresse. On aurait envie de se retirer dans un couvent après l’avoir refermé. Bonne après-midi.

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