Et par ici la jeunesse!

depleschin

Après la Belle Adèle, Marie Depleschin continue à explorer les années collège avec des personnages vrais, vivants et attachants. Antoine semble être dans une spirale d’ennuis, la loi de Murphy lui assène le savant François. Il se retrouve donc à nettoyer les classes, de bonne heure le matin, avec une équipe de personnes qui elles semblent être dans la « vraie vie ». Quand l’une d’elle aura besoin d’aide, Antoine n’écoutera que son cœur et sa générosité, aidé par ses amis collégiens.

Tout cela se termine bien et finalement, chacun y aura gagné quelque chose tant sur l’amitié que sur l’humanité! Un roman, fait de petits riens, qui fait du bien!!!

leroy

Dans un tout autre genre, Jérôme Leroy nous conduit dans un pays imaginaire où une jeune fille tente de revivre, après avoir vécu un grave traumatisme. L ‘auteur nous fait réfléchir sur la tragédie de l’île d’ Utoya, en Norvège, par le prisme du retour à la vie d’une rescapée. Nous y vivons la tragédie et le processus qui y a mené.

C’est un livre qui insiste sur le danger des réseaux sociaux et des limites aux relations qu’on pense parfois y nouer.

Hélène Delapré

La lumière difficile Tomas Gonzalez Seuil

gonzalez

Dans ce village de Colombie, David écrit. Tant que sa dégénérescence maculaire lui laisse voir le papier, il écrit l’histoire de Jacobo, son fils, celle de Sara, sa femme, de ses deux autre fils, Arturo et Pablo, celle aussi d’Angela. Il écrit sa vie. Depuis qu’il ne peut plus peindre, lui qui n’avait de cesse de capter la lumière pour la poser sur la toile, il tente de recomposer cette existence qui l’a vu perdre ceux qu’il chérissait.

Construit comme un labyrinthe, le roman de Tomas Gonzalez nous conduit jusqu’au plus intime d’un homme qui observe la vie qui s’enfuit. Jacobo, son fils aîné souffre le martyre depuis un accident de voiture. Il va partir pour l’Oregon afin qu’un médecin abrège ses souffrances, accompagné de son frère Pablo.

Au fur et à mesure que la rétine de David s’obscurcit, les mots se mettent en place avec douceur. Alors qu’il voit la mort envahir son entourage, il s’apaise. Et nous interroge. Ne passons-nous pas nos vies à courir après des chimères (comme arriver à peindre la lumière ?) qui ne font que nous perdre ?

Dans une langue sobre et dépouillée d’artifices, Tomas Gonzalez écrit un livre uniquement dicté par la grâce et la magie de la vie, celle qu’il cherche certainement aussi aujourd’hui à Cachipay, qui doit bigrement ressembler à La Mesa de David.

Un livre absolument admirable de maîtrise, de douceur. Un roman, vous verrez: « Merveilleux! »