Arvida Samuel Archibald Phébus

arvida

 Arvida est une ville, Arvida est un mensonge, Arvida est un rêve, Arvida se décompose, Arvida se vit au jour le jour, Arvida est un concentré d’histoires, celles qu’on envisage et celles qu’on croit, celles qui se magnifient avec les années comme on polit les bottes de cow-boys avec la graisse de bison, Arvida s’invente un peu plus chaque jour, Arvida est un ramassis de bois sans soif et de joueurs de hockey, d’un monde d’ouvriers, de plein de nationalités, de filles revêches et de garçons faciles, de sorcière de village et d’amitiés de stades, de raconteurs d’histoires et de buveurs de faux prêches, d’amitiés viriles et de filles belles comme des jours sans nuit, Arvida est bourrée de pères qui racontent au fils et de fils qui racontent encore, Arvida, c’est des pages de la vie d’un monde qui s’éteint, de gens qui claquent des portes, c’est l’histoire de Jigai qu’est belle comme du Kawabata, pour vous dire combien parfois il convient de se méfier des gens du Saguenay.

Arvida est un cœur qui bat.

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