Toute la noirceur du monde Pierre Mérot Flammarion

couv merot pour billet 

 

Depuis « Mammifères » en 2003 qui l’a fait connaître au grand public, Pierre Mérot continue sa traversée de notre société. Ici, ça grince noir à toutes les charnières !

Jean Valmore, enseignant en arrêt maladie, suite à une altercation au lycée, traîne autant dans sa vie que dans ses amours en pointillé. Or, tout le monde sait que le désœuvrement mène rarement vers la lumière. A force de romans policiers refusés par les éditeurs, d’incompréhension de ses collègues, Valmore va glisser vers l’extrême-droite, non par conviction, simplement pour : « Il est intéressant d’être du mauvais côté. Il est intéressant d’avoir tort. »

Lucide sur cette société aseptisée, où la moindre aspérité dans le discours vous fait passer pour un extrémiste, quel qu’il soit, Valmore va se laisser filer jusqu’à l’absurde, jusqu’à la folie. L’engrenage dans lequel il prend plaisir à se laisser glisser, comme une vague que rien ne peut arrêter, va le mener jusqu’à l’irréparable.

Toute l’agitation médiatique qui a précédé la publication de ce roman paraît vraiment vaine, car ce que Mérot dénonce, c’est justement cette propension qu’à la société actuelle à se prémunir, à lisser autant le goût des plats dans les cantines que les mots des écrivains dans les romans.

 

 

Publicités

À propos saintchristophelesneven
LIBRAIRE

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :