Au revoir là-haut Pierre Lemaître Albin Michel

aurevoir

 Rien que l’idée de vous le raconter, je ne peux pas, j’ai l’envie que vous le preniez en main, que vous alliez sur la ligne de front, que vous les accompagniez, ces gueules tordues qui n’avaient rien demandé, ces gueules cassées deux fois, par le feu et par le mépris de ceux qui n’y sont pas allés. Alors on pouvait bien ériger des monuments aux lettres d’or, ceux qui sont morts, peut-être qu’ils y ont gagné à pas être revenus. C’est un roman de sang, de larmes, un roman qui dit qu’il est impossible de pleurer quand on n’a plus de paupières, un roman qui dit qu’il y a cent ans, on mourrait pour la connerie humaine. Ils disaient « de la chair à canon », c’est pas un nom pour un homme !

  Hélène Delapré

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