Ainsi résonne l’écho infini des montagnes Khaled Hosseini Belfond

khaled  Depuis Les Cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini a réussi à capter le cœur de ses lecteurs (surtout lectrices!) français, surtout par l’humanité qu’il sait transmettre, non seulement des personnages, mais aussi de son pays d’autant plus magnifique que meurtri. Ici,, il s’attache à nous conter les histoires personnelles de chacun des personnages, que ce soit Pari, la petite fille qui va grandir de Kaboul à Paris, loin des siens sans même le savoir, à Nabi, son oncle qui aura scellé sa vie et n’aura de cesse, ensuite, de faire le bien autour de lui. Ces personnages sont liés et même si leurs histoires sont distantes, en temps, en lieux, ils sont unis dans cet infini que seul un conteur comme Khaled Hosseini est à même de nous restituer. Et je suis certaine qu’il n’a pas fini de nous surprendre avec son pays natal à l’histoire si trouble mais aussi si attachante.

Hélène Delapré

Le Dahlia noir Hyman/Matz/Fincher Rivages/Casterman/Noir

dahlia  Adapter le Dahlia Noir de James Ellroy en bande dessinée était, je l’avoue, une idée que j’ai toujours trouvé un peu folle, tant l’ouvrage d’Ellroy fourmillait de points de vue différents. Comment alors, dans cet entrelacs d’information arriver à en faire une lecture simple (je n’ai pas dit simplifiée!) pour qui déjà ne connaîtrait pas le polar du cinglé californien!

Le défi a été relevé magistralement par Hyman au dessin qui nous replonge dans cette Amérique de la fin des années 40 en alternant avec brio noir et couleur. Chaque case est traitée comme un véritable tableau de l’époque. Le scénario, quant à lui, colle magnifiquement aux dialogues d’ Ellroy et nous fait cavaler dans cette hsitore du meurtre d’Elisabeth Short, véritable obsession d’Ellroy et sosie de sa mère qui fut, elle aussi, assassinée du côté d’El Monte.

Et ce qui donne encore plus d’intensité à cette version, c’est qu’elle donne envie de relire l’original!!! Ne nous en privons donc pas!