Fannie et Freddie Marcus Malte Zulma Editions

fannie  Dans ce recueil de deux longues nouvelles, Marcus Malte nous balance deux coups de poing en plein visage. La vie, d’après Marcus, n’est jamais un long fleuve tranquille, que ce soit à New-York où se passe la première nouvelle ou à la Seyne-sur-Mer où se passe la seconde.

Fannie va quitter son quartier pauvre pour franchir l’Hudson et les ors de Manhattan. Fannie est en chasse et quand elle va trouver celui qu’elle cherche, elle va simplement lui faire comprendre que la vraie vie ne se trouve pas chez les banquiers des hauts buildings. Fannie est comme ça, une fois attrapé son Freddie, elle ne va pas être gentille. C’est cruellement bien écrit et ça vous accroche des frissons tout le long de la colonne vertébrale.

Dans « Ceux qui construisent les bateaux ne les prennent pas  » (magnifique titre au passage), le lieutenant Ingmar Pehrsson revient sur les lieux du drame qui a marqué son enfance. La mort de son meilleur ami, Paul, la moitié du visage arrachée, est restée inexpliquée. En déambulant dans les quartiers de son enfance, en convoquant les souvenirs, les photos jaunies d’une cité ouvrière démantibulée par la fin des chantiers navals, le fantôme de Paul est partout présent. Bouleversante d’un bout à l’autre, cette nouvelle prouve encore une fois tout le talent de Marcus Malte.

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