Trouver une victime Ross Macdonald Editions Gallmeister

poche og1On ne dira jamais assez de bien de cette idée aussi sotte que grenue qu’a eu Oliver Gallmeister de rééditer et surtout de faire retraduire les ouvrages de Ross Macdonald, cet écrivain de polars américains des années 50, car c’est un pur régal. Imaginez un bouquin où il n’y a pas de réseaux sociaux, où il n’y a pas de portables, pas d’internet, pas de fichier ADN, pas de police scientifique, mais juste un privé nommé Lew Archer qui use de l’uppercut au menton et du crochet du droit au foie, tout en manipulant un .38 spécial pour les moments vraiment chauds.

Tout ça se passe en Californie où les filles ont des seins en obus, des bas nylon et les mecs volent des camions pleins de whiskey, les shérifs ont du mal avec leurs femmes, les patrons de motels sont glauques comme des matins de gueule de bois. Archer se promène dans tout ce bordel avec une maestria folle, fait des kilomètres dans sa guimbarde, frôle des femmes fatales, prend des coups avec des sous-doués de la castagne et c’est tellement bon à lire qu’on ne voit pas le temps passer. La nuit est tombée, les portes se sont fermées, Lew va passer par la fenêtre.

C’est drôle quand c’est fini un Ross Macdonald, on a simplement envie d’en commencer un autre…

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À propos saintchristophelesneven
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2 Responses to Trouver une victime Ross Macdonald Editions Gallmeister

  1. David says:

    Histoire de jouer les empêcheurs de résumer/critiquer et juste pour frimer en apportant mes lumières pugilistiques au débat ou plutôt à la critique…
    Un crochet du droit au corps arrive (s’il est placé convenablement !) à la rate (le crochet, pas la rate!). Pour toucher le foie, c’est un crochet du gauche que l’on utilise et Lew Archer aussi, enfin j’imagine?! Quoi que si je me souviens bien du bouquin et même s’il n’est pas manchot, c’est plutôt notre ami privé qui se fait copieusement arroser dans cette enquête et notamment par un certain Bozey, un rouquin mal attentionné… mais attention à ne pas trop en dire !

    Amicalement,
    David, pugiliste au repos et ancien libraire spécialisé polar, devenu bibliothécaire pour le confort…

    • Merci effectivement de ces précisions pugilistiques qui, fort heureusement, ne remettent nullement en cause cette bonne idée d’Oliver Gallmeister de retraduire les Lew Archer! Et comme personnellement je n’ai jamais su reconnaître mon foie de ma rate (sauf que cette dernière se dilate paraît-il alors que le foie est pas droit disait la chanson!) je souscris totalement à cette mise au poing…

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