Comme tous les après-midi Zoyâ Pirzâd Zulma

LaSolutionEsquimauAWConnaissez-vous la douceur des après-midi en Iran, ces moments où le souffle s’estompe, où les mots sont chuchotés par les femmes, avant que les hommes ne rentrent du travail. C’est dans ces instants entre les ombres et les lumières que vient écrire Zoyâ, là où il ne devrait rien se passer et pourtant, c’est là qu’elle crée un mouvement, oh, imperceptible pour celui qui ne sait pas voir, mais ce mouvement vient tout simplement bouleverser l’ordre des choses établies. En dix-huit récits, comme des petites taches de couleur sur un ciel sombre, elle nous raconte cet Iran qui n’a rien à voir avec la géopolitique, mais tout simplement avec l’humain. Ici, ce qui bouge, c’est une épaule, c’est un cou, c’est une main, c’est une toute petite chose qui raconte bien plus qu’un accident, car chaque accident est dans une phrase, dans une question posée qui n’appellera pas de réponse, dans une porte fermée, dans un long silence où la femme, regardant par la fenêtre, ne verra rien d’autre qu’un jardin. Alors, me direz-vous, est-ce là de la littérature? Oui, bien plus que vous ne pouvez l’imaginer, elle est imbriquée entre les mots, un chapelet avec bien plus que sa dizaine, une invitation à rencontrer bien plus d’un paysage.

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