Les infâmes Jax Miller Ombres noires

jax millerFreedom Oliver est une drôle de fille. Témoin protégé depuis près de vingt ans pour avoir témoigné contre son beau-frère pour l’assassinat de son mari, Mark Delaney, rejeton d’une belle famille de tarés, elle survit dans un bouge de l’Oregon, la vie détruite depuis qu’on lui a enlevé ses deux enfants. Mais elle ne les a pas perdus de vue. Elle sait qu’ils ont été élevés par un pasteur psychorigide, plutôt gourou que pasteur d’ailleurs! Quand elle apprend que sa fille a disparu, elle va tout mettre en œuvre pour la retrouver. Mais comme un malheur n’arrive jamais seul (et vous verrez que pour Freedom, les malheurs volent en escadrilles serrées!!!), son beau-frère est relâché et se met dans l’idée de lui faire payer les dix-huit années qu’il vient de passer derrière les barreaux.

Autant vous dire que vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer dans ce polar à la noirceur absolue où tous les protagonistes se trimballent des casseroles psychologiques graves, où les rebondissements vous envoient sur des fausses pistes, où les flics sont parfois plus fous que les skinheads, où le bien et le mal se livrent à de farouches batailles dont le gris est totalement exclu. Bref, Jax Miller fait son irruption dans le monde du polar avec force fracas. Et je ne sais pas pourquoi, mais je vais éviter le Kentucky pour mes prochaines vacances!

Un été au Kansaï Romain Slocombe Arthaud

slocombeFriedrich Kessler est un jeune Berlinois nommé à l’Ambassade du Reich à Tokyo. S’il n’est pas un nazi convaincu, il est de ces Allemands fidèle à son pays, qui croit en son Führer comme chef de guerre, mais incapable d’atrocités. Idéaliste, plus féru d’art japonais et surtout des estampes d’Hiroshige qu’il collectionne, c’est à la lecture des lettres qu’il envoient à sa sœur Liese que nous allons découvrir sa guerre, loin du théâtre des combats européens.

Alors qu’il s’émerveille de cette culture japonaise, qu’il découvre ce pays, qu’il lui raconte cette vie d’ambassade où le bruit des armes n’arrive que ténu, Kessler va petit à petit se rendre compte de l’autre réalité de la guerre, celle des forteresse volantes qui survolent l’Allemagne et inondent de bombes incendiaires Dresde, Hambourg, Berlin.

La guerre avance, les certitudes sur la victoire totale d’un Troisième Reich triomphant s’effondre comme châteaux de cartes. Jusqu’au bombardement de Tokyo le 10 mars 1945, dont il sortira blessé, tant physiquement que moralement. La destruction totale de la ville, le ressentiment japonais contre tous les blancs, l’incompréhension devant le désastre, le conduira à fuir la ville, à partir vers le Kansaï, l’île de Shikoku et ses temples consacrés au Bouddha, à tenter de trouver ce qui reste d’essentiel quand tout autour de vous n’est plus que gravats et désolation. La fin de son voyage, la fin des lettres, la fin d’un monde nous sera racontée par une infirmière japonaise, dans une ultime et déchirante missive adressée à Liese.

Encore une fois, Romain Slocombe arrive à retranscrire les spasmes et les dérives d’un monde en bouleversement, par le biais de la petite histoire d’un homme s’inscrivant dans l’ombre de la grande histoire, que l’on croît connaître, mais qui est ici encore mieux révélée, inscrite dans la chair de Kessler et celle des millions d’anonymes morts de la folie des hommes.

La brigade du rire Gérard Mordillat Albin Michel

mordillatOn connaît Mordillat et son amour du capitalisme échevelé. Dans ce nouveau roman, sept anciens copains se retrouvent au bout de trente ans. Mais il en manque un. Bob est mort.
Bob s’est suicidé. Le responsable de sa mort, c’est Pierre Ramut, un éditorialiste qui déteste les ouvriers français et ne jure que par la Chine. Nos compères décident de l’enlever et de le faire bosser comme un Chinois, dans la cave d’un Bunker, à faire des trous dans une pièce de duralumin. Au début, Ramut renâcle, mais finalement il augmente la cadence et bat des records de productivité.
Mais l’enlèvement va avoir des conséquences sur leurs propres vies qui vacillent. Pendant que Ramut perce ses pièces, eux perdent des illusions. Les rapports de force s’inversent. Du noir et blanc, postulat de départ, on passe par des zones de gris. C’est drôle et tendre, les dialogues sont percutants, les personnages sont attachants, surtout quand les carapaces s’effritent et que les situations s’enchaînent. Dans cette satire de notre société aveuglée par l’argent, c’est l’intérêt de la caricature d’appuyer le trait là où ça fait mal. Bref, un roman qui ravira les fans de Mordillat, car ils y retrouveront le goût de « Vive la Sociale », mais dans une veine ironique et en taille douce à la fois. Et surtout ne lisez l’épilogue qu’à la fin, il est tellement savoureux…

Les premières victimes de Hitler Timothy Ryback Les Equateurs

rybackSait-on encore qui sont les quatre premières victimes de l’Holocauste qui allait suivre. Rudolf Benario, Ernst Goldman, Arthur Kahn et Erwin Kahn, morts a Dachau en 1933. Ces quatre seuls noms devraient être mis au fronton de tous les endroits qui luttent contre l’obscurantisme, sous toutes ses formes, sous toutes les manières qui peuvent exister, car ces quatre noms sont la manière de dire non au fascisme, de dire non au seul fait de vivre, qu’exister n’est pas une aberration pour ceux qui veulent vous mettre en esclavage, pour ceux qui veulent vous détruire, pour ceux qui veulent vous nier. Le début du nazisme est né de cette étrange volonté de ne pas comprendre, de ne pas entendre ce qu’un homme, un seul, Josef Hartinger a tenté de mettre en avant, non pas pour lui, non pas pour sauver le monde entier, simplement pour le Droit, parce qu’il n’y avait , pour lui, pas d’homme supérieur, que chacun avait le droit de vivre et de mourir sous certaines conditions, mais le monde dans lequel il vivait lui déniait la moindre parcelle de ce droit. Timothy Ryback démonte tout le système nazi, cette efficacité effrayante qui rend parfois l’homme à l’état d’animal. Dans ces moments où une humanité bascule dans la terreur la plus effroyable, Ryback nous renvoie à ces moments où nul n’a voulu voir ce qui se passait. C’est un livre bruyant de larmes, absolument glaçant et clinique, mais qui a cette vertu de nous éclairer sur ce qu’il faut savoir regarder. Messieurs nos dirigeants, lisez Ryback, regardez ce qui se passe sous votre nez, et ne venez jamais dire que vous ne saviez pas.

La maladroite Alexandre Seurat Le Rouergue

rouergue  Elle est maladroite, elle tombe tout le temps la petite Diana, princesse non désirée dans cette famille soit-disant unie. Ceux qui vont nous la raconter l’ont croisée, un jour, souvent, tous les jours, mais ils n’ont rien dit, rien vu, rien compris. Dans ce roman choral, chacun se justifie, le plus honnêtement du monde, qu’ils ont tout fait dans le bon ordre, peut-être un peu tard, mais vous savez, comment on… On est ce « tout le monde » qui ne veut pas voir, qui repasse la patate chaude à la seconde institutrice en lui souhaitant bon courage, moi je me suis débarrassée du problème, mais quel problème. Diana, un problème, non, vous savez, elle tombe tout le temps, la petite Diana…

Alexandre Seurat nous bouleverse par la justesse du ton qu’il a su trouver, hors du pathos ou du voyeurisme. C’est un livre bouleversant, aride, mais si cela peut ouvrir les yeux d’une seule personne, alors le pari sera gagné.

Sortie le 19 août!

Corps désirable Hubert Haddad Editions Zulma

LaSolutionEsquimauAW  C’est un roman étrange et fantastique que nous livre ici Hubert Haddad, une mise en abyme étonnante sur une société capable de domestiquer la mort, en permettant à une tête de survivre à l’incapacité motrice de son propre corps, et pourquoi pas à l’infini…

Cédric Erg est le fils unique d’un magnat de l’industrie pharmaceutique et s’il a décidé de renier son véritable patronyme, c’est parce qu’il a décidé de ne plus rien devoir à son nom et à la fortune qui y est accolée. Il devient journaliste, toujours prompt à railler les puissances de l’argent. On n’est jamais si bien trahi que par les siens!

Il vit avec Lorna, une journaliste également, mais la passion s’étiole. Alors qu’ils sont en vacances, la chute d’un mât le blesse dans le dos. Hospitalisé à Athènes, il n’est plus qu’un pantin tétraplégique. Pourtant, son père va le faire transporter dans le service d’un neurochirurgien de renom qui va réaliser une transplantation totale de sa tête sur un autre corps.

Qui est ce nouvel être? Toutes les interrogations éthiques, morales, sensuelles, voire même sexuelles viennent sous la plume faconde et féconde d’Hubert Haddad. Comme le miroir nous renvoie notre propre image inversée, ici l’image est faussée, trouble, car si la tête ne reconnaît plus ce nouveau corps qu’elle dirige, le corps aussi, doit réagir aux décisions de cette tête qu’il ne connaît pas.

Écrit dans cette urgence nécessaire qui caractérise l’auteur, Corps désirable est un conte apocalyptique sur l’identité, mais aussi sur la chimie complexe mais éternelle du désir.

Sortie le 20 août!

La quête de Wynne Aaron Gwyn

wynnePremier roman d’Aaron Gwyn, la quête de Wynne fait partie de ces romans de guerre qui vous attrapent par le col dès la première page et que vous lisez en apnée. Entre l’Irak et l’Afghanistan, vous allez suivre Elijah Russell, dresseur de chevaux, qui va être entraîné dans une course folle, celle que mène Carson Wynne contre un ennemi invisible. Si chacun des deux hommes a un idéal, il ne s’agit pas du même, et dans cette quête autant de vérité humaine que de conscience exaltée, il s’agira d’une lutte sans merci. Y aura-t-il un gagnant? Vous le découvrirez le 3 septembre à la parution de ce roman bouleversant, puissant, étrangement humain dans ces montagnes où la mort se cache comme le diable, dans les détails des sables ou dans les grottes les plus sombres…

Sortie le 3 septembre!

L’interlocuteur Geneviève Peigné Le Nouvel Attila

peigne Est-ce que c’est un récit, car tout y est vrai ou un roman qui ne dirait que la vérité de la maladie, qui s’insinue, petit à petit dans la tête d’Odette? Odette écrivait dans les marges des romans le récit poignant de l’Alzheimer qui l’éteignait. Sa fille, Geneviève, les a retranscrits ces dialogues imaginaires avec des héros de romans. Puis elle a posé ses propres mots entre les lignes d’Odette. C’est bouleversant d’humanité, de cette écriture ciselée comme de la dentelle de Calais. C’est un livre sur l’écriture et sur le rapport que nous entretenons tous avec l’écrit, comme moyen de dire, de se souvenir ou de ne pas oublier.

Sortie le 17 septembre!

Re-Vive l’Empereur Romain Puértolas Le Dilettante

romain Que vous dire sur le nouveau roman de Romain Puértolas (qui d’ailleurs abat un travail de romain en écrivant si vite!) sinon qu’il est encore plus déjanté que les deux premiers!!! Imaginons donc que Napoléon Bonaparte ne soit pas dans son tombeau aux Invalides, mais qu’il ait dérivé dans son cercueil dans les eaux glacées du Grand Nord, qu’il soit récupéré par un pêcheur norvégien qui le met à décongeler dans son frigo à cabillaud… Vous suivez, tout va bien… Et ensuite, me direz-vous! Et vous aurez raison, mais je n’ai pas envie de tout vous raconter, sinon vous ne l’achèterez pas!

Ce qui est sûr:

C’est que l’Empereur a de la ressource, un problème évident d’érection, une envie de détruire Daesh en deux temps, trois mouvements, une piètre opinion de nos gouvernants (surtout les deux derniers!), une capacité hors norme à rameuter une nouvelle Grande armée de 11 personnes, et qu’il met de l’eau dans son Gevrey Chambertin, comme si cela se faisait.

Ce qui est certain, c’est qu’un Empereur de ce calibre ne peut que remettre de l’ordre dans ce monde à feu et à sang, avec beaucoup d’humour, beaucoup de tendresse aussi, et aussi une vision étonnante de notre société, sur laquelle il pointe, avec une réalité déconcertante, tous ses atermoiements, toutes ses bassesses, toutes ses compromissions. Comme quoi parfois, la congélation ne détruit pas toutes les vitamines!

Sortie le 30 septembre et c’est demain!!!

La variante chilienne Pierre Raufast Alma Editeur

La_Variante_ChilienneLire « La variante chilienne », c’est s’exposer à une expérience étonnante, celle d’un livre qui va vous en raconter plein d’autres, traverser des vies, mélanger des cailloux, fumer la pipe, boire quelques grands crus. Bref, c’est un livre pour les curieux de littérature, qui aiment être surpris et transportés…
Quand Pascal et Margaux partent pour la vallée de Chantebrie, ils n’imaginent pas toutes les histoires qui s’y racontent. Près de leur gîte vit Florin, un homme étrange, qui ne parle pas pour ne rien dire, qui boit quand il a quelque chose à dire, et qui range des cailloux dans des bocaux, afin de se souvenir de tout ce qu’il va raconter à ses nouveaux voisins. Véritable millefeuille d’histoires, la variante chilienne est de ces livres qui vous emmènent dans des contrées inconnues, qui vous font oublier vos certitudes, qui vous font rire et pleurer dans le même chapitre, qui vous expliquent pourquoi José Luis Borges n’a jamais eu le Prix Nobel de littérature pour une histoire de rhum vénézuélien envoûtant. Entrer dans l’univers de Pierre Raufast, c’est prendre l’ascenseur pour un monde d’histoires, de truculences, d’amours contrariés, de village noyé, de piscine enterrée. C’est aussi prendre le pari que tout au bout, la seule histoire qui vaille est celle de la vie !
Déjà l’an dernier, je voulais vous entendre nous parler de ce formidable premier roman qu’était « La Fractale des raviolis » qui paraît en Folio le 3 septembre, mais je m’en console d’autant plus que votre second roman « La variante chilienne » est encore plus étonnant que le premier. Alors dites-moi qui est ce fabuleux raconteur d’histoires qui se cache derrière un ingénieur de l’Ecole des Mines de Nancy ?
N’opposons surtout pas les sciences et la littérature ! Ces deux univers, remplis d’objets extraordinaires, sont propices à féconder l’imagination de l’Homme. La créativité est une composante fondamentale de tous les arts, mathématique, informatique ou littérature inclus ! Je suis un ingénieur qui aime écrire.
Dans ce deuxième roman, c’est un peu comme une expérience de physique- chimie. Il y a trois composantes. Un récepteur, Pascal, un détonateur, Margaux et enfin Florin, le catalyseur. Qui sont ces trois personnages ?
Margaux est une adolescente de dix-sept ans, qui vient de passer son bac et qui a un vrai problème en ce début d’été. Il y a Pascal, son professeur qui l’emmène dans une maison de campagne pour l’aider. Et il y a Florin, un gars un peu bizarre, mystérieux.
Florin a une particularité. Suite à un accident, il a perdu la capacité des émotions et aussi celle de la mémoire récente. Pour se souvenir d’un évènement marquant, il choisit un caillou qu’il va caresser de ses doigts. Ainsi, à chaque fois qu’il reprendra ce caillou entre ses doigts, il se souviendra. En fait, c’est son disque dur, sa mémoire disposée dans trente-neuf bocaux, comme autant d’années ?
Je me suis renseigné sur les mécanismes de la mémoire : les souvenirs sont une chose extraordinaire ! Ils se basent sur les émotions. En général, on se souvient de quelque chose parce qu’on a été ému : on a ressenti de la joie, de la peine, de la peur, et c’est pour cela que cet instant se grave dans notre mémoire. Aussi, une personne qui ne ressent plus d’émotion est incapable de se souvenir. En ramassant un caillou et en le touchant, Florin va créer une association toucher-mémoire qui compense l’association émotion-mémoire. Cette astuce va lui permettre d’ancrer à nouveaux ses souvenirs. D’un point de vue strictement scientifique, je ne sais pas si c’est crédible. Mais si cette histoire n’est pas vraie, elle aurait méritée de l’être !
Florin constitue sa mémoire externe grâce à ses milliers de cailloux entassés dans des bocaux. Ainsi, il se rappelle les femmes qu’il a aimées, les vins homériques qu’il a bus et les soirées passées entre amis.
C’est ainsi que Florin va nous raconter sa vie, en piochant des cailloux, et c’est ainsi que va naître « La variante chilienne » ? Toutes ces histoires qui s’enchaînent m’ont fait penser à cette phrase de Gabriel Garcia Marquez qui écrivait : « Au fur et à mesure que j’écrivais, je m’apercevais que la réalité immédiate n’avait rien à voir avec celle que je me rappelais, et j’en étais si abasourdi que j’en vins à me demander si la vie elle-même n’était pas aussi une invention de la mémoire ? »
C’est juste. J’aurais très bien pu mettre cette citation en exergue du livre. Comparé à « La fractale des raviolis », on retrouve ce même goût des petites histoires qui s’enchaînent. Mais la structure narrative n’est pas du tout la même. Dans « La fractale des raviolis », il n’y avait pas de personnage central. Il s’agissait de poupées russes qui s’enchâssaient les unes dans les autres. Pour « La variante chilienne », j’ai construit une vraie épine dorsale avec trois personnages qui vont interagir et vivre ensemble une aventure. Sur cette arête de poisson centrale, je plante des petites histoires qui enrichissent leurs récits.
Quand on est lecteur, on a le droit de tout imaginer… J’ai eu ce sentiment que vous rendez un vibrant hommage à la littérature dans ce livre ? Votre partie de cartes évoque Pagnol, l’histoire avec José Luis Borges est un condensé de littérature sud-américaine, l’épisode des fossoyeurs, c’est du Céline ?
Pascal est un professeur de littérature. Pour lui, tout est lié à la littérature : c’est son obsession. Il n’est pas marié et ne vit que pour les livres. Il passe son temps à trouver des analogies entre ce qu’il vit et ce qu’il a lu. Il réagit comme un joueur d’échecs qui mémorise toutes les parties jouées afin de ne pas être pris au dépourvu. Alors oui, considérons que c’est un hommage indirect à la littérature. Et si je peux ajouter des clins d’œil aux livres que j’ai aimés », pourquoi pas ! Notamment cette histoire sur Borges qui me tenait à cœur…
A chaque histoire, j’allais vérifier si, derrière tout ça, il y avait un fond de vérité. Et j’avais beau chercher dans l’univers du Net, je n’ai rien trouvé. En fait, vous inventez tout ! A tel point que vous avez écrit un article Wikipédia pour donner les règles du jeu de votre fameux jeu de cartes, et que s’est-il passé ?
Ce roman est un mélange de choses réelles et de faits inventés. Pour l’article sur la « Capatéros », j’ai été censuré pour « vandalisme sournois », c’est le terme officiel !
C’était un article bidon mais très bien documenté, avec plein de références scientifiques, des liens vers des articles en allemand ou même en Yucatecan. J’ai presque été content d’être censuré : d’abord, je trouve le motif excellent « vandalisme sournois », et puis, j’aurais été déçu pour la crédibilité de Wikipedia si cet article passait… Que les lecteurs assidus se rassurent : ils pourront retrouver les règles du jeu sur mon blog !

Sortie le 20 août!