Il reste la poussière Sandrine Collette Denoël

colletteLe décor est vite planté. La Patagonie, une terre aride, une chaleur étouffante, la poussière qui vole et dans une ferme isolée, une femme et ses 4 garçons. Les 3 aînés s’amusent à poursuivre le plus jeune à cheval pour ensuite le lancer dans les épineux. Les aînés, des jumeaux, Mauro et Joaquin semblent régir le clan. Steban, le cadet s’est muré dans le silence et Rafael, le plus jeune, celui qui n’aurait pas dû être là, encaisse, jour après jour. Mais aucun n’oserait désobéir à la mère qui ordonne chaque jour toutes les tâches à accomplir, sans jamais manifester une quelconque tendresse ou ne délivrer le moindre sourire. Le temps passe, les garçons deviennent des hommes. C’est à ce moment que tout s’effrite, se dissout. Mais n’est-ce pas mieux ainsi pour ceux qui gardent, au plus profond de leur âme, une forme d’humanité. Sandrine Collette nous plonge dans un roman âpre et rugueux, comme les personnages qui hantent ces pages. En s’attachant à suivre au plus près le plus jeune d’entre eux, Rafaël qui trouvera sa survie dans la passion qu’il porte aux animaux, l’auteure nous entraîne au plus loin de la folie des hommes. Ce livre me rappelle celui de Bruce Machart « Le sillage de l’oubli », paru aux éditions Gallmeister par la beauté des paysages confrontée à la violence de cette humanité déglinguée.

Hélène

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