Comme un blues Anibal Malvar Editions Asphalte

Tout cela pourrait commencer par un long solo de trompette de Miles Davis, un cri qui viendrait déchirer la nuit sombre de Madrid, mais par sur la Plaza Mayor, mais beaucoup plus loin, dans la pluie galicienne. Quand Ania disparaît, c’est à l’ex de sa femme, Carlos Ovelar, qu’ Alberto Bastida va penser. Ancien des services secrets espagnols du temps de Franco, il a des réseaux dans tous les milieux. Mais ce qui attend Carlos va l’entraîner bien plus loin que ce qu’il imaginait au départ. C’est aussi en traversant toute l’histoire espagnole des cinquante dernières années que doit se lire ce polar glauque, où on boit et fume tout en ouvrant des valises pleines de secrets inavouables.

Si je devais vous prescrire un whisky, j’irais vers un Lagavulin 16 ans d’âge, bien tourbé, qui vous décalque la tête rien qu’en le reniflant, un de ceux chers à Jean-Claude Izzo dans sa trilogie marseillaise, car il y a aussi de ça chez Malvar, un pays à sentir, des êtres à aimer, des coups tordus, mais une immense empathie pour des personnages qui parlent parfois comme un Chandler des meilleures cuvées.

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