Une assemblée de chacals S.Craig Zahler Éditions Gallmeister

Comment vous dire, on ne voit pas le temps passer, et pourtant celui-ci, avec sa couverture noire et ses corbeaux qui semblaient ne rien annoncer de bon, aurait dû, depuis longtemps m’obliger à l’ouvrir. Je crois que j’ai bien fait d’attendre le froid qui recouvre notre beau pays pour entamer la lecture de cette belle assemblée de chacals, car il faut avoir le sang froid pour se lancer dans ce western aussi tendu qu’une arbalète.

Il était une fois une bande de  vieux gangsters, rangés des armes, vies de familles tranquilles jusqu’au jour ou Jim, l’un des leurs, décide de se marier avec la sublime Béatrice. Tout le monde est invité au mariage, jusqu’à ce que surgisse du passé ce bon vieux Quinlan! Pas vraiment invité celui que la bande du « Gang du grand boxeur » a confié aux bons soins de torture des indiens Appanuqis.

Comme le disait Clint Eastwood, le monde est divisé en deux catégories, celui qui tient le fusil et celui qui creuse. Ici, chacun va creuser et chacun tiendra le fusil à tour de rôle. Vous dire que le mariage va se passer dans une grande sérénité serait vous mentir, car il y aura du sang, des larmes, des nœuds coulants, des balles dans tous les sens, des hameçons harponneurs, des cavalcades et des couronnes de clous. Je vous dis, de la dentelle de voyou jusqu’à n’en plus finir. Comment vous dire encore une fois, le genre de roman qui vous colle aux doigts, donc impossible à lâcher, dont l’amoralité ne fait que souligner que l’homme est bien le premier de ses prédateurs…

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