Beautiful Boy Tom Barbash Éditions Albin Michel

Anton Winter a 23 ans et il vient de rentrer à New-York. Il vient de passer une année en Afrique où il a failli mourir d’une forme aiguë de paludisme. Il retourne vivre chez ses parents, dans le fameux Dakota Building, qui domine Central Park. Son père Buddy a eu son heure de gloire à la télévision dans une de ces émissions de soirée où un animateur interviewe des célébrités du moment. Mais Buddy a craqué en direct, il a fui. Deux ans après, les finances filent comme le sable entre les doigts. Buddy demande à Anton de l’aider à remonter sur scène, retrouver les plateaux.

Dans ce New-York de la fin des années 70, sale, dangereux, où les clubs voient se croiser des faunes étranges et bigarrées, où la pulsion de la nuit transpire ses odeurs de cocaïne, de poppers et de LSD, Anton essaye de se frayer son propre chemin à l’ombre tutélaire de ce père tombé de son piédestal. Et quand on a un certain John Lennon comme voisin de palier, cela peut-il influer sur le destin de Buddy?

Tom Barbash nous donne ici un magnifique roman sur sa ville, sur les ambitions qu’elle peut décupler, sur l’illusion de la célébrité. Il suffit parfois de croiser la mauvaise personne au mauvais moment, même au pied du Dakota Building pour que le reste d’une vie soit bouleversée.

C’est étrange de vous parler de ce roman de Tom Barbash, qui est un tel cri d’amour pour New-York, cette ville où meurent aujourd’hui tant de gens, cette ville qui habituellement dégage une telle pulsion de vie, mais aussi ce New-York disparu des années 70, qui s’est débarrassé de toute sa population la plus pauvre pour la rejeter dans de lointaines banlieues.

Beautiful Boy devait sortir le 2 avril 2020, jour de la Sainte Sandrine, est reporté au 2 mai, jour de la Saint Boris, en espérant que ce ne soit repoussé à la Saint Glinglin.

Et surtout ne le commandez pas sur Amazon, vous pourriez entraîner deux ou trois Covid-19 par votre attitude!