Les Crêpes L’art, la Manière par Catherine Merdy-Goasdoué

Catherine Merdy-Goasdoué est une crêpière émérite, qui a longuement pratiqué en crêperie, puis a enseigné tout l’art de la crêpe, telle que nous la concevons en Bretagne… du Nord-Ouest.

Ici dans ce magnifique ouvrage agrémenté des superbes photos de Thierry Adam, tout est dévoilé: les trucs, le tour de main, les recettes de base, et après à chacun de prendre son rozell, son bilig, et en avant la tournée!

Et comme le dit si bien Nicolas Conraux, chef étoilé de la Butte à Plouider dans sa préface, « pourquoi cette spécialité qui nous est si familière continue à provoquer en nous cette forme d’émotion si particulière? »

Sans doute parce qu’elle réveille tout un imaginaire, tout un rituel familial et tellement convivial.

Alors si en plus d’apprendre à faire des crêpes, l’art, vous voulez y rajouter la beauté du regard, la manière, ce livre est pour vous. Et puis février est le mois de la chandeleur!

De plus, le samedi 23 février, Catherine Merdy-Goasdoué viendra à la Librairie parler de son livre… et tout le monde pourra déguster de bonnes crêpes!! Miam Miam, on vous attend nombreux!

Hélène.

 

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Dictionnaire amoureux et illustré de la Bretagne Yann Queffelec

queffelec

« Je me souviens » disait Georges Perec. C’est à cette sorte de gageure que Yann Queffelec s’est astreint en nous parlant de sa Bretagne. La sienne, la nôtre aussi, car si elle est multiple, elle se donne souvent aussi à ceux qui n’en viennent pas. Ici, rien ne se finit, mais tout commence…

Le propre des dictionnaires spécialisés est d’exclure et s’il s’agît d’un dictionnaire sur la Bretagne, ne serait-ce que l’envisager est toujours un sujet de conversation qui peut tourner à l’aigre (comme le lait ribot, pourquoi il parle pas du lait ribot…) ou au sucré (cinq pages sur le Kouign- amann, pour faire prendre du poids aux touristes ! Gast, pas de page dommage !). Oui, il y a autant de bretons que de criques où le « glas » est parfois bleu ou vert, tout dépend évidemment de l’endroit où on se place.

Ils ont bien fait de faire confiance à ce brennig de Queffelec, ce breton collé à son rocher de l’Aber-Ildut qui venait par le train (à l’époque neuf heures de Paris à Brest, la Bretagne, ça se gagne !) en regardant tout devant en attendant la mer. Il en faut de la patience et de la longueur de temps pour appréhender ce pays de mer, l’Armor, et de terre, l’Argoat, ce pays qui se divise en querelle de clochers et qui se soude derrière sa bannière en Gwenn ha Du!

Nul n’échappe à son pays, nul ne sait mieux y revenir aussi qu’un Breton égaré vers la capitale. Il lui faut parfois du temps, des années même avant de remettre les pas de ceux de sa « mamm », cette mère ici révérée au-delà du possible. Et c’est en arpentant les plages, en bouffant du vent à en tomber à la renverse, en laissant la marée se cacher et en courant à la montante, le bas du pantalon mouillé, qu’il est allé de A jusqu’à Z ce bon brigand de Queffelec ! Il faut dire que son sang est fait du sel des paludiers, celui qu’on rajoute au beurre une fois franchi les frontières de notre pays ! Evel just !

Westfront Fabrice le Henanff 12 bis

westfront

C’est la fin, la fin d’un tout, d’une guerre, la fin des illusions perdues pour des soldats perdus. C’est ce moment où on ne sauve rien, sinon sa peau. Il n’est pas question d’autre chose que de vivre, vivre encore un peu.

Il n’y a que des vaincus en fait, car même ceux qui viennent mettre Berlin en ruines ont de drôles de profils. Chacun a quelque chose à fuir.

Fabrice le Henanff est un virtuose du trait et de la couleur. Ce qu’il restitue ici a le goût du métal et du Panzerfaust, ce goût aussi du sang qui imprègne les pages. De mirages en faux semblants, il nous entraîne dans les pas de ces soldats qui se sont trompés de guerre, qui n’ont jamais cru à un idéal mais qui ont fini sous les balles, dans une clairière, tous sauf un…

Un album à ne rater sous aucun prétexte!