Westfront Fabrice le Henanff 12 bis

westfront

C’est la fin, la fin d’un tout, d’une guerre, la fin des illusions perdues pour des soldats perdus. C’est ce moment où on ne sauve rien, sinon sa peau. Il n’est pas question d’autre chose que de vivre, vivre encore un peu.

Il n’y a que des vaincus en fait, car même ceux qui viennent mettre Berlin en ruines ont de drôles de profils. Chacun a quelque chose à fuir.

Fabrice le Henanff est un virtuose du trait et de la couleur. Ce qu’il restitue ici a le goût du métal et du Panzerfaust, ce goût aussi du sang qui imprègne les pages. De mirages en faux semblants, il nous entraîne dans les pas de ces soldats qui se sont trompés de guerre, qui n’ont jamais cru à un idéal mais qui ont fini sous les balles, dans une clairière, tous sauf un…

Un album à ne rater sous aucun prétexte!

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Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag II B Tardi Casterman

tardiQue voulez-vous que je vous dise d’autre que les autres: Oui, attention chef d’œuvre total que cette dernière bd de Tardi.

Histoire de son père, emprisonné durant 5 ans en Poméranie, mais bien plus que ça, c’est une impressionnante reconstitution de la vie des prisonniers de guerre français durant la seconde guerre mondiale. Et si la Shoah avait déjà été souvent l’objet de Bandes dessinées de haute volée (ne prenons que Maus de Art Spiegelman au hasard!), les camps de prisonniers ne l’avaient jamais été, du moins avec cette force que donne le dessin de Tardi.

Bref, rien d’autre à vous dire qu’il faut lire ce magnifique album, si j’osais, je vous dirais: C’est un ordre!