Victor Hugo vient de mourir Judith Perrignon L’iconoclaste

perrignon Le grand Victor Hugo vit ses dernières heures, on se presse autour de lui, on s’attroupe dans la rue. Dans toutes les rues de la capitale, on ne parle que de ça, on communique, presque heure après heure, les bulletins de santé du grand homme. Enfin, il meurt!

Judith Perrignon s’est emparé du personnage Hugo mais également de toute la société de l’époque et elle nous offre le brassage de tous ceux qui veulent profiter de cette mort pour se faire entendre, un tant soit peu, les pauvres qu’il a toujours défendu, les communards qui veulent hisser les drapeaux, la police qui veille devant les débordements prévisibles, les proches du poète qui cherchent à tirer la couverture à eux dans l’ombre tutélaire du défunt. Et c’est un formidable roman de mœurs, comme l’aurait aimé Hugo lui-même, que Judith Perrignon a écrit, un roman d’amour aussi, car il y est question de fascination, tant devant l’œuvre que devant l’homme qui disait » aimez-moi » sur son lit de souffrances, « aimez-moi » comme dernière supplique et c’est ce qu’elle réussit parfaitement dans ce roman qui n’en est peut-être pas un justement, juste un cri d’admiration pour la mâchoire tremblante d’un homme récitant les vers du poète…

Sortie le 26 août!

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