Moscow Edyr Augusto Editions Asphalte

edyr  Je vous avais déjà dit beaucoup de bien du premier livre traduit d’Edyr Augusto « Belém » qui nous plongeait dans un Brésil très éloigné des strings de Copacabana. Eh bien, Moscow dépasse encore en noirceur et en violence son premier opus.

Moscow, c’est le nom donné à cette île de Mosqueiro où les habitants de Belém viennent passer le week-end. C’est là que Tinho et sa bande font régner la terreur. Défonce et violence sont les deux seules mamelles qui les nourrit. C’est un roman haletant, craché par un volcan de haine, qui ne vous laisse aucun répit, qui vous accroche alors que vous devriez le fermer tant la chair y est à vif. Mais on suit Tinho dans sa course de gamin perdu, halluciné, cinglé. Par ses phrases courtes, Edyr Augusto donne un rythme, une sorte de scansion qui entraîne son lecteur jusqu’à cette fin indicible, inéluctable d’une parabole sur l’idée que le mal absolu existe encore, quelque part, tapi dans les méandres du cerveau humain. A couper le souffle!

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